Loi du 9 avril 2024, décret n° 2025-814, arrêté du 22 août 2025 : le dispositif est complet. Voici les dates qui comptent pour les syndics, bailleurs et gestionnaires.
Le diagnostic structurel obligatoire concerne les bâtiments d’habitation collectifs d’au moins 15 ans situés dans les secteurs délimités par les communes. Une fois la délibération municipale notifiée au propriétaire ou au syndicat de copropriétaires, le diagnostic doit être transmis dans un délai maximal de 18 mois, puis renouvelé au moins tous les 10 ans. C’est le calendrier fixé par la loi « habitat dégradé » du 9 avril 2024 et son décret d’application n° 2025-814 du 12 août 2025.
Trois conditions doivent être réunies. Le bâtiment est un immeuble d’habitation collectif (copropriétés, immeubles de bailleurs sociaux ou privés). Il a 15 ans ou plus, comptés depuis la réception des travaux de construction. Et il se trouve dans un secteur délimité par délibération du conseil municipal : zones d’habitat dégradé, ou zones de concentration d’habitat ancien présentant des fragilités structurelles liées à l’époque de construction, aux matériaux employés ou à la nature du sol.
| Situation de votre immeuble | Ce que dit le calendrier |
|---|---|
| Moins de 15 ans | Non concerné, jusqu’à son 15ᵉ anniversaire |
| 15 ans et +, hors secteur délimité | Pas d’obligation — à surveiller, la carte évolue commune par commune |
| 15 ans et +, dans un secteur, délibération notifiée | 18 mois pour transmettre le diagnostic |
| Diagnostic déjà réalisé | Renouvellement au plus tard sous 10 ans |
Pour les copropriétés, l’obligation peut être satisfaite par le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT), à condition qu’il soit élaboré dans le même délai de 18 mois et par un professionnel présentant les mêmes compétences que celles exigées pour le diagnostic structurel. Pour beaucoup de syndics, la vraie question est donc l’articulation des deux démarches — et le vote du budget en assemblée générale, à anticiper dès la notification.
Le décret est exigeant : le diagnostiqueur doit justifier d’un diplôme bac+5 dans le bâtiment ou le génie civil avec 2 ans d’expérience (ou titre/certification équivalents), d’une assurance responsabilité civile d’au moins 1 000 000 € par sinistre, et d’une indépendance totale vis-à-vis des entreprises susceptibles de réaliser les travaux.
C’est précisément le métier d’un bureau d’études en diagnostic structurel comme BIBTP.
BIBTP réalise le diagnostic structurel obligatoire partout en France : inspection, sondages, rapport conforme et recommandations hiérarchisées.
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